CHAPITRE V
Alors ce Maître prit la parole et nous dit :
-"Fragments de textes sacrés." / traité de la conséquence primordiale.
Nous nous levons tous en signe de respect.
Ainsi que de la surface d'une mare limpide s'élance soudain un poisson ; ainsi du vide absolu sort la clarté miraculeuse.
Comprendre cela profondément est l'expression de l'éveil, et pour arriver à découvrir, il faut avoir lutté.
Celui qui, voyant son esprit recueilli, perfectionné, purifié, exempt de toute souillure, débarrassé de tout vice, devenu souple, propre à tout acte, stable, arrivé à l'impassibilité, peut diriger alors son esprit vers la mise en action de facultés magiques.
Ainsi, quoique unique, il se multiplie en plusieurs formes ; quoique multiplié, il devient unique.
Il apparaît. Il disparaît. Il passe sans être arrêté au travers d'un mur, d'un rempart, d'une montagne, comme il le ferait dans l'air.
Il plonge et replonge dans la terre, comme il le ferait dans l'eau.
Il marche sur l'eau sans s'y enfoncer, comme il le ferait sur la terre.
Et surtout il s'avance à travers les airs, les jambes ramenées sous son corps comme le faucon aux grandes ailes ! Il va dans le soleil ou sur la Lune, et va même chez les amis qui habitent si loin !
Il possède la faculté de percevoir le très ténu, il exprime en sons, comme une radio transcrit en sons les ondes, et y reconnaît les sons de tambours, de batteries, de flûtes, et les paroles lointaines. Il distingue dans le très-ténu les sons de guerre et ceux de paix. Réceptif, il pénètre l'esprit des autres terres et distingue les passionnés des pacifiés en esprit ; il différencie ceux qui ont un idéal et ceux qui n'en ont pas. Il prend connaissance des livres inaccessibles, soit par ce qu'ils ont étés murés ou cachés, soit par ce qu'ils sont dans ces mondes si loin, au delà des montagnes, des océans ou des airs ; ou soit par ce que leurs langages sont étrangers, lointains ou oubliés.
Il peut se rappeler ses anciennes demeures ; par exemple une existence antérieure, ou deux ou trois.. .. ou continuer ainsi à quarante, cinquante, cent mille existences, correspondant aux périodes des créations, de reproduction, de destruction. Il dira comme exemple :
-"J'étais là, j'avais tel nom, tel sexe, telle race, telle religion ; j'étais de telle famille, j'exerçais tel métier, je prenais tels aliments, j'éprouvais tels plaisirs et telles peines, tels étaient nos rires et nos larmes ; ma vie eut telle durée. Après ma mort, je naquis à nouveau dans tel endroit, et il retrouvera les mêmes précisions que précédemment.
C'est ainsi qu'il se rappelle ses anciennes demeures, qui ont été nombreuses, avec leurs caractères et leurs particularités. Avec sa vue subtile, qu'il s'aide d'un miroir, d'un verre d'eau ou mieux encore, de rien, il voit les êtres mourant ou naissant, misérables ou respectables, beaux, laids, petits ou grands, marchant dans la bonne voie ou dans l'ignorance qui cause la souffrance.
Il constate que ceux qui n'agissent pas conformément à leurs idéaux élevés, soit par hypocrisie, soit par ignorance ou toute autre raison, renaissent en des existences misérables. il constate que ceux qui font le bien, qui secourent les misérables, qu'ils aient une doctrine élevée ou non, qu'ils croient à des choses justes ou qu'ils croient à des choses inexactes, ceux là renaissent au ciel ou partout ailleurs où l'on connaît la Vérité et le Jugement. Alors, voyant cela, ce travailleur dirige son esprit perfectionné vers la science de la vertu ; il connaît le remède à la douleur, ce qui fait cesser le vice et ses souillures, ce qui fait cesser l'attachement au désir d'exister, ce qui fait cesser la peur et l’ignorance.
Puis le Maître nous bénit et observa le silence.
JESUS DE NAZARETH et le secret de famille
Avant-propos
Ce qui va suivre est ce que l'on sait réellement du personnage historique qui fut à l'origine de la religion la plus suivie en occident.
Il y a toujours intérêt à coller la réalité au plus près afin de comprendre en connaissance de cause l'enseignement de NSJC, loin de l'intégrisme et de la dérision.
N'étant pas le premier à procéder à ces révélations, je serais reconnaissant que l'on me signale les éventuels précédents. Afin de pouvoir ensuite les citer.
Enfin cette tablette ne saurait être exhaustive, comme tous les autres ouvrages sur ce même sujet.
Par contre, je me suis efforcé d'être bref pour des raisons évidentes.
La conception
Vers l'an moins huit, un certain Joseph(Yousseph), de religion israélite, homme très pieu, épousa une jeune femme; Marie était son nom.
Or cette femme était enceinte, et selon la loi Hébraïque Joseph aurait pu la répudier.
L'amour étant dans ce cas le plus fort, Joseph trouva la solution conciliant les commandements divers auxquels il était confronté.
Cet enfant serait un garçon et le fils de Dieu!
A l'époque ceci n'était pas extraordinaire, et Joseph n'était pas le seul à adopter cette solution commode.
D'une part, les dieux peuplaient la terre; les empereurs romains en étaient. D'autre part, chacun avait encore en mémoire, par exemple ALEXANDRE LE GRAND qui était né de Dieu.
Enfin Marie, femme respectable et épouse de Joseph n'avait pu épouser celui-ci que vierge.
Les devins et magiciens, les rois en magie, vinrent corroborer cette analyse à la naissance de l'enfant.
«Le Seigneur donne le Salut», c'est à dire «Jésus», fut le nom qu'on lui donna à cause de son origine.
L'enfance de JC
L'époque de l'enfance de Jésus était troublée; il y eu des massacres, notamment d'enfants; la vie humaine ne valait pas grand-chose et les enfants étaient méprisés, surtout ceux qui n'étaient pas romains. Alors s'accomplit ce qui avait été dit par le prophète Jérémie:
Une voix dans Rama s'est fait entendre,
Des pleurs et une longue plainte;
C'est Rachel qui pleure ses enfants,
Et ne veut pas être consolée,
Parce qu'ils ne sont plus.
( Saint Matthieu 2/ 13-15 et 16-18)
Joseph et Marie n'étaient pas ignorant des sciences occultes et, fuyant en Egypte, rien ne peut exclure l'hypothèse qu'ils gardèrent de bons liens avec les savants «roi mages» qui étaient venus à la naissance du premier-né.
Par conséquent, la supposition que celui-ci fut envoyé à l'école des mages en Egypte est tout à fait vraisemblable.
Retourné en Galilée par suite d'un oracle, il continua ses études avec les Esseniens ou une école proche, ce qui apparaît à certains égards. Par exemple la bénédiction du pain et du vin, dans cet ordre, est un rituel essenien.
Pendant ce temps-là Marie et Joseph vécurent heureux et eurent des fils et des filles.
C'est donc un truisme que de dire que jésus eut des frères et des soeurs. Ou plus exactement, des demi-frères et des demi-soeurs ceux-là mêmes dont il est question à plusieurs reprises dans la Bible (Saint Matthieu Mt 12 /46-50 ) (Saint Marc Mc 3 /31-35) (Saint Luc, Lc 8/19-21)
La maturité de Jésus
Elle commence avec son baptême par Jean «Baptiste» qui reconnut immédiatement la valeur de son impétrant. (Mt 3/ 13-17) (Mc 1/ 9-11) (Lc 3/21-22) ( Saint Jean, Jn 1/23-34)
Bien que l'époque fût encore sujette à nombreuse tension Jésus pu prêcher le meilleur de lui-même; certains ajouteraient le meilleur de l'humanité. Je renvoie donc le lecteur plus particulièrement
aux évangiles des Saints Jean, Marc, Matthieu,... Qui relatent pratiquement en clair un enseignement de simplicité et d'amour.
En clair dois-je répéter, car, nous sommes ici dans une colonie orientale romaine.
Ici, le plus souvent c'est le double sens, la signification ésotérique, qui est privilégiée au sens commun.
Les chiffres romains sont incommodes, souvent les alphabets ont des sens mathématiques qui, tels des jeux de miroirs renvoient les sens les uns dans les autres.
Je veux entrer dans un autre propos.
Tout enfant ayant des mystères dans sa filiation a conscience de la dualité du monde. Les questions qu'il pose et qu'il se pose le mènent au pire ou au meilleur. Parfois, elles entraînent son entourage.
Se pose donc la question fondamentale: qui est mon père?
Cette question, Jésus se l'est posée et il a reçu la réponse.
La réponse ne pouvait pas être dite clairement, mais seulement en paraboles; les moeurs à l'époque n'étant pas mûres! En fait, même dans les années 1960 la moindre suggestion à cet égard était encore interprétée comme une incongruité, un blasphème et choquait inutilement les étudiants.
Pourtant, en 1999, soit presque vingt siècles après ces faits, il serait ignoble de ne pas pouvoir librement accepter la vérité telle qu'elle fut.
Ceci étant d'autant plus ridicule que Marie n'eut jamais honte d'avoir aimé sincèrement le père de Jésus, parce que celui-ci était un honnête homme, appelé à un brillant avenir, et que l'époque faisait
qu'il ne pouvait se marier avec elle.
De son côté, Joseph respectait le premier amour de son épouse bien-aimée ce qui est preuve de droiture dans un siècle de «machisme» et de brutalité.
Il n'avait aucune raison être jaloux, étant père de famille nombreuse avec Marie.
Jésus eut d'ailleurs des contacts réguliers avec son père, «qui est aux cieux»; Haut placé politiquement .
D'un petit noyau de personnes intelligentes et au-dessus des passions du vulgaire, devait surgir un double sauvetage dont nous devrions nous inspirer quand le racisme, la peur et l'intolérance veulent imposer leurs lois stupides et brutales.
Pour voir la lumière qui ne s'éteint pas, il faut que le bandeau tombe des yeux!
Mort et Résurrection
«Puisque tu es le fils de Dieu, sauve-toi toi-même!» criait un badaud qui regardait, sans voir , la plus grande manipulation de tous les temps.
Rappelons que la condamnation du Christ puis sa crucifixion n'avait pas été improvisées!
Le peuple et les notables voulaient la mort de Jésus; Jésus lui-même (Mt 20/17-19) (Mc 10/32-34) (Lc 18/31-34) et des amis hauts placés l'avait également prévu; des incidents mineurs, telles les parties émergées d'isberg révélaient un travail énorme.
Par exemple le vase de parfum répandu sur Jésus et qui coûtait les 900 talents révélateurs de la crise avec judas.
Autre exemple la somme de 30 talents ridiculement faibles pour la soi-disant trahison du même Judas.Quelle autre interprétation qu'une mise en scène que cette déloyauté?(Mt 26/14-16) (Mc 14/10-11)(Lc22/3-6), lire également «la désignation du Traître» (Jn 13/21-30)(Mt 26/20-25) (Mc 14/17-21) et (Lc 22/14)
Un enquêteur sérieux à ce moment dirait:
_ «Cherchez la Femme!»
Pour le moment, je vous dirais l'homme.
Mais après avoir fait remarquer que, quand Ponce Pilate donna à choisir entre Barrabas et Jésus, la foule demanda unanimement que soit libéré Barrabas et condamné à mort Jésus; et que les nombreux
partisans et disciples de jésus n'ont pas dit un mot.
Très curieux de la part de gens qui n'auraient pas demandé mieux que de se sacrifier pour leur maître! Il a été suggéré que si Jésus n'avait pas été condamné officiellement et relâché, il aurait été
de toute façon poursuivi et assassiné, malgré toutes les hautes protections dont il aurait bénéficié!
En effet, les soldats romains voyaient en lui le roi des juifs; les notables juifs étaient exaspérés de voir la routine remise en cause par ce courant révolutionnaire; le peuple occupé était déçu de ce messie qui n'agissait pas en guerrier indépendantiste.
Pour être sauvé il lui fallait mourir.
Notre explication, c'est que Ponce Pilate, a gardé le père de Jésus de bonnes relations et lui a permis être crucifié en public en utilisant les techniques connues en Egypte à cette époque (et utilisées des fakirs actuellement) pour en réchapper.
Mis entre deux condamnés à mort, ceux-ci eurent les os brisés afin qu'ils meurent assez vite; un soldat romain ami ou acheté donna le fameux coup de lance, ce qui fit couler un peu de liquide pleural. Ce qui est bien la preuve qu'au moment où Jésus fut descendu de la croix il vivait encore.
J'ai connu l'emplacement actuellement nommé «the garden tomb» qui est l'endroit ou Jésus fut mis au tombeau: c'est une grotte calme fermée à l'époque par une pierre circulaire. C'est là que le Crucifié se remit de ses blessures sous la garde et la protection de soldats romains et aux bons soins des femmes.(Mt27/57-66) (Lc23/50-56) (Mc 15/42-47). Ce qui prouve en outre que l'emplacement officiel, oû fut construit une chapelle, et qui est sur un terrain plat et non une grotte, est bien un faux.
Afin de partir en gallilée sans être inquiété, les signes distinctifs de la religion de sa mère lui furent
enlevés.
1.Les cheveux longs et la barbe, il se les rasa à la Romaine.
2.Les habits furent tirés au sort et il changea pour un autre, anodin; un uniforme de soldat passe-partout!
3.Les sandales de cuir furent changées par d'autres, romaines, etc.!
Au troisième jour, il abandonna sa tombe. Il alla vers ses amis qui ne le reconnurent que lorsqu'il
leur montra ses cicatrices.
Je serais incomplet si je ne citais pas pour finir (Mt 28/11-15) une admirable œuvre de manipulation que le «Renseignement» actuel ferait encore...
Les soldats romains demandèrent et obtinrent des grands prêtres une somme d'argent et la consigne de dire que les disciples de Jésus furent venus de nuit et le prirent pendant qu'ils dormaient!
Or les disciples n'étaient au courant de rien, (Mt 28/17-20) et surtout les versions les plus incroyables sont les plus facilement acceptées, dès que l'adversaire est amené à croire qu'il en a eu l'idée!Car, qui pourrait gober que des soldats romains habitués aux gardes la nuit se seraient endormis, auraient laissé desceller une porte en pierre, puis dérober un cadavre par plusieurs hommes, ce qui est encore maintenant passible mort; et s'en seraient ensuite vantés!?
C'est ainsi que l'on doit en toute chose se garder des interprétations extrêmes, mais savoir nuancer afin de garder toujours l'authenticité des choses; l'occupation romaine ne fut pas un écrasement de plusieurs nations par un impérialisme brutal, mais il y eut des échanges de cultures, de l'amitié et du respect entre les hommes; malgré l'intolérance répandue sur la terre des hommes et des femmes s'aimèrent. Ce ne fut pas non plus une fraternité idyllique et les difficultés furent nombreuses.
Le climat de révolte fut mis entre parenthèses et ponce-Pilate put gouverner sans problème.
Il eut de temps à autre des nouvelles de son fils qui vivait une existence retirée en Galilée avec
Marie de Magdala, ils furent heureux et eurent douze enfants à Magdala, ville riche de lait, de miel et de poisson.
Leurs nombreux descendants sont pour la plupart musulmans dans la région; il y en a aussi qui sont
juifs ou chrétiens.
Je ne chercherai pas à convaincre le fanatique ni à argumenter, estimant qu'il n'y a par à boire la mer pour connaître le goût d'une pincée de sel.